Entre mon directeur et mon copain mon cœur balance
Alors précise tout de suite qu'il ne faut pas prendre mon titre accrocheur au premier degré : je ne suis pas de celles qui ont une relation sentimentale et/ou charnelle avec leur directeur de thèse !
Par contre, plus la thèse avance et plus sa chronophagie se fait sentir. Non pas que je ne gère pas mon temps car j'arrive encore à ne pas avoir besoin de travailler les weekends ou soirées, mais il s'agit plutôt d'un envahissement mental...
En fait, je développe une sorte de schizophrénie qui me pousse à penser thèse, manger thèse, dormir thèse, mais aussi et surtout à culpabiliser dès que je fais autre chose. J'ai sans cesse l'impression de ne pas avancer et je me prive de beaucoup d'activités extra-thésardes sous prétexte que je n'ai pas le temps.
Cela étant conscient, je rêve donc de plus en plus à un travail dans lequel on ne fait que 35h par semaine et surtout, que l'on peut décrocher quand on rentre chez soi et faire tout autre chose sans s'en vouloir.
Bref, même si j'adore la recherche, si mon sujet de thèse me passionne au plus profond de mon être, si j'apprécie le partage dans les colloques, je me pose de plus en plus de questions quant à mon projet de carrière : suis-je vraiment faite pour cela ? Est-ce bon pour moi ?
/image%2F0246586%2F201211%2Fob_51198924bfa4205d235a1481387c755d_001.jpg)