L'angoisse de la page blanche
Bon voilà, l’angoisse de la rentrée s’ajoute à l’angoisse de la feuille blanche…
Si je me fais de moins en moins présente ici, c’est que je souffre du mal que connaissent un jour ou l’autre tous ceux qui sont amenés à écrire quelque chose : la peur du vide. Il suffit de se lancer, parce qu’on est bien préparé, on a longuement travaillé à cela et ce saut sera l’aboutissement de toutes ces années d’études. Et puis ce n’est pas comme si on n’avait jamais fait une telle chose : si l’expérience du mémoire de master est moindre, elle n’en reste pas moins constructive et digne d’intérêt.
Mais non, ça ne veut pas. Même si j’ai derrière moi pas mal de matières. Alors je me trouve des excuses : mon plan n’est pas bon, je n’ai pas lu tout mon corpus, etc. Mais elles sont bidons ces excuses : certains bouts de ma thèse sont déjà quasiment rédigés dans la mesure où j’ai participé à de nombreux colloques ou que j’ai écrit des articles sur le sujet…
Alors, j’ai demandé à mon directeur de me pousser, de me mettre ce coup de pied aux fesses, histoire de ne plus avoir le choix de sauter. Mais là, c’est une autre angoisse qui me gagne : celle de n’être pas certaine de savoir me réceptionner… Et bien tant pis, je crois que je n’ai plus le choix, même si je dois me manger dans la boue, voire dans le purin, ou même si je dois finir en charpie, il me faudra bien atterrir un jour. Je n’ai donc plus qu’à travailler ma chute, en espérant qu’elle sera aussi douce que possible.
- Défis : avoir écrit une centaine de pages pour décembre ! :s
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